Après le Grand Silence,
le Chevalier sentit une vibration monter dans l’espace intérieur.
Ce n’était plus la paix immobile,
mais une onde de confrontation.
> Sept anges se tenaient devant le Trône,
et il leur fut donné sept trompettes.
Chacune d’elles portait une frappe vibratoire —
non pour punir,
mais pour mettre au jour
ce qui est vrai et ce qui semble vrai.
—
Le Chevalier se tint versus ces sons :
> face à la Révélation,
face au jugement de son propre regard,
face à la tentation du presque-vrai.
Car ce que les Trompettes éveillaient,
ce n’étaient pas seulement des forces célestes…
mais les miroirs de l’illusion intérieure.
—
1ère Trompette
Le feu tomba sur la terre.
Il brûla l’herbe verte et les arbres.
Le Chevalier vit la première illusion s’effondrer :
celle d’une verdure artificielle,
celle d’une paix non fondée.
> Verisimilis.
Ce qui semblait vivant, ne l’était pas.
—
2e Trompette
Une montagne de feu fut jetée dans la mer.
Les eaux se troublèrent,
et le Chevalier vit les émotions se soulever en lui.
Il apprit à regarder versus la tempête,
non pour l’éviter,
mais pour discerner le vrai du faux.
—
3e Trompette
Une étoile amère — Absinthe —
tomba du ciel.
Les eaux devinrent amères…
mais derrière cette amertume,
le Chevalier goûta une vérité nue,
non sucrée, mais réelle.
> Il fit face versus cette vérité,
Et reconnut :
Ce qui blesse parfois… guérit.
—
4e Trompette
Les astres s’assombrirent.
Et la lumière devint rare.
Mais dans cette obscurité,
le Chevalier vit briller une clarté différente.
Non éclatante,
mais stable, profonde, intérieure.
> Là encore, verisimilis tombait.
Ce qui brille n’est pas toujours vrai.
Ce qui ne brille pas peut porter le Verbe.
—
5e à 7e Trompettes
Ce furent les plus intimes.
Les plus secrètes.
Celles qui soufflaient dans les replis de l’âme,
là où même le Chevalier avait oublié de regarder.
Il fit face à ses propres justifications,
ses masques spirituels,
ses demi-vérités.
Et il sut :
> Le Verbe n’a pas d’apparence.
Il se reconnaît par la paix qu’il laisse derrière lui.
—
Chaque trompette était donc un appel à la confrontation sacrée :
> Versus soi-même.
Versus le monde.
Versus la lumière authentique.
Et dans ce combat silencieux,
le Chevalier devint plus simple.
Plus clair.
Plus vrai.
—
Il sut que le chemin de la Révélation
ne consiste pas à éviter l’ombre,
mais à regarder en face ce qui semble lumière,
et discerner ce qui EST.